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Poésies oubliées

2.6.XXXI - Chanson du Tcherkesse

1 Décembre 2013 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #A. Van Hasselt - Les Études rhythmiques (1876)

U─UU─UU─UU─
     U─U─U─

 

Le fleuve qui roule et gémit dans la nuit
Reflète en son onde la lune qui luit.

                Joho ! Joho ! Joho !
Penché sur ta lance, ô cosaque, tu dors.
Pourtant, sentinelle, c'est l'heure des morts.

                Joho ! Joho ! Joho !
Tu dors, ô cosaque, à ton poste désert,
Prends garde, car l'œil du Tcherkesse est ouvert.
                Joho ! Joho ! Joho !

Ton fauve coursier sur le flot murmurant
S'incline et s'abreuve au limpide courant.

                Joho ! Joho ! Joho !
Et toi, confiant dans le sort incertain,
Tu rêves sans doute victoire et butin.

                Joho ! Joho ! Joho !
Mon sabre, qui courbe sa lame en croissant,
Veut boire à son tour, mais veut boire ton sang.

                Joho ! Joho ! Joho !

Ma fière montagne aux sommets fulgurants
Répugne à l'esclave et répugne aux tyrans.

                Joho ! Joho ! Joho !
Pareil à l'aiglon, compagnon de l'éclair,
Le fils des rochers est plus libre que l'air.

                Joho ! Joho ! Joho !
Son sabre, aiguisé sur les pics hasardeux
Et lui, les voici devant toi tous les deux.

                Joho ! Joho ! Joho !

 

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