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Poésies oubliées

3.3.XVI. - La Couronne du mort

11 Juillet 2014 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #A. Van Hasselt - Les Études rhythmiques (1876)

U─UU─UU─U─
  U─UU─UU─U

 

Ô pauvre petit, te voilà qui dors,
        Hélas ! te voilà qui sommeilles,
Livrant au silence profond des morts

        Tes lèvres hier si vermeilles.

Ô pauvre petit, te voilà qui dors,
        Plus morne et plus froid qu'une pierre.
Les noires ténèbres où sont les morts

        Remplissent de nuit tes paupières.

Tes yeux, les voilà pour toujours éteints,
        Tes yeux qui disaient tant de choses ;
Tes traits, les voilà pour toujours déteints,

        Hélas ! et tes lèvres sont closes.

Pourtant comme hier tu jouais gaîment,
        Courant dans la verte prairie,
Faisant de ses fleurs ton bouquet charmant,

        Pressant ta couronne fleurie !

Ô pauvre petit, sur ton front pâli
        Tu portes encor ta couronne,
Qui mêle au jasmin par tes doigts ceuilli

         Les frêles asters de l'automne.

Les fleurs ont perdu leur éclat vermeil,
        Les fleurs se sont toutes fanées.
Et toi, tu commences ce lourd sommeil

        Qu'on dort bien de longues années.

Voilà qu'au sépulcre on te va coucher
        Avec ta couronne fleurie.
Hélas ! et ta mère t'ira chercher

        Longtemps dans ta verte prairie.

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