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Poésies oubliées

3.7.XXIV. - Chant des morts de la vieille garde

1 Février 2015 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #A. Van Hasselt - Les Études rhythmiques (1876)

U─UU─UU─U─
  U─U─U─
U─UU─UU─U─

U─UU─UU─U─U

 

Qu'un jour la patrie ait besoin de nous,
              Hourra ! hourra ! hourra !
Les morts quitteront leurs tombeaux jaloux.
              Hourra ! hourra ! hourra !
Ô sables d'Égypte, ô glaçons du Nord,
Ô France, où partout quelque brave dort,
Les morts entendront leur vieux cri de guerre,
Et tous accourront le fusil au bras,
Vivants et vainqueurs de l'obscur trépas,
Autour du drapeau qu'ils suivaient naguère.
              Hourra ! hourra ! hourra !

Au bruit des clairons et des gais tambours,
              Hourra ! hourra ! hourra !
Les braves iront en avant toujours.
              Hourra ! hourra ! hourra !
À Vienne, à madrid, où faut-il marcher ?
À Rome, à Berlin, sur quel noir clocher,
Ô France, faut-il arborer ton aigle ?
Quel peuple du monde faut-il briser ?
Quel roi de son trône faut-il chasser,
Ainsi qu'un moineau de son champ de seigle ?
              Hourra ! hourra ! hourra !

Sorti du tombeau, son épée au vent,
              Hourra ! hourra ! hourra !
Amis, l'empereur sera là vivant.
              Hourra ! hourra ! hourra !
Au bruit des clairons et des gais tambours,
Marchant en avant, en avant toujours,
Les morts livreront leur bataille sombre ;
Et, l'œuvre accomplie, on verra, joyeux,
Les braves, héros du devoir pieux,
Rentrer dans la tombe et rentrer dans l'ombre.
              Hourra ! hourra ! hourra !

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