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Poésies oubliées

Dizain à Villon

1 Septembre 2013 , Rédigé par Darius Hyperion Publié dans #Th. de Banville - 36 Ballades joyeuses (1873)

Sage Villon, dont la mémoire fut
Navrée, hélas ! comme une Iphigénie,
Tant de menteurs s'étant mis à l'affût,
Dans ta légende absurde, moi je nie
Tout, grand aïeul, hors ton libre génie.
Ô vagabond dormant sous le ciel bleu,
Qui vins un jour nous apporter le feu
Dans ta prunelle encore épouvantée,
Ce vol hardi, tu ne l'as fait qu'à Dieu :
Tu fus larron, mais comme Prométhée.

 

    31 juin 1873.

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Calliope 02/04/2016 17:42

"Qui vinT..... " voulez-vous dire ?

Darius Hyperion 02/04/2016 19:14

Non, c'est bien ce que Banville a écrit. Il s'adresse à Villon en le tutoyant. S'il l'avait vouvoyé, cela aurait donné :
"O vagabond dormant sous le ciel bleu,
Qui vînTES un jour nous apporter le feu."

Et puis, souvenez-vous de Ferrat chantant Aragon :
Que serais-je sans toi qui vinS à ma rencontre